Vous avez lu la première partie de ce guide pour préparer au mieux votre texte ? Vous êtes prêt à envoyer un manuscrit dans le grand bain ? Alors c’est parti pour la suite des conseils pour publier son roman à compte d’éditeur !

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Impression, ou non ?

Normalement vous avez regardé et noté à l’avance les modalités d’envoi de chaque maison d’édition à laquelle vous destinez votre manuscrit. Oui ?
Je vous conseille grandement d’envoyer d’abord aux maisons d’édition qui acceptent/demandent un format numérique. C’est bien plus facile et bien moins coûteux…

Ensuite, vous pourrez vous atteler aux envois au format papier. Si vous devez imprimer votre texte, voici quelques conseils :

  • Adaptez toujours votre texte aux exigences typographiques des maisons (police, marge, interlignage…)
  • À part si c’est demandé explicitement, n’imprimez PAS en recto/verso, les membres du comité de lecture aiment rarement ça… Aidez-les !
  • Imprimez une page avec votre nom et vos coordonnées que vous glisserez au début ou à la fin.

N’oubliez pas de joindre une deuxième grande enveloppe affranchie dans votre envoi si vous souhaitez que la maison vous renvoie votre manuscrit, en cas de refus. Ce n’est pas obligatoire, sachez qu’ils gardent souvent les textes 6 mois avant de les détruire.

⚠️ Vous feriez bien d’envoyer en lettre recommandée avec accusé de réception !

🎙 Écouter aussi : PODCAST > Quel type d’éditeur choisir ?

Le synopsis

Que ce soit de manière numérique ou en papier, il vous sera souvent demandé d’écrire un synopsis pour accompagner votre manuscrit.

Qu’est-ce qu’un synopsis ?

C’est un résumé précis mais concis, qui donne un aperçu de votre ouvrage à l’éditeur ! Si vous voulez une définition plus basique, internet est là !

Le but du synopsis est simple, il doit donner envie de lire le manuscrit reçu avec et de lui donner une chance. Ce n’est donc pas une mince affaire, il ne faut pas spoiler les lecteurs non plus !

  • Rendez compte du déroulement de votre histoire, du début à la fin. (Par exemple : “c’est l’histoire d’une princesse qui se fait enlever par un monstre, le prince charmant va devoir traverser la forêt enchantée et X péripéties, se battre contre le monstre pour essayer de délivrer la princesse.”
    C’est une exemple trèèès basique !)
  • Mettez en avant les points clés, les personnages importants
  • Restez sur des formulations simples et ne donnez pas trop de détails
  • Gardez cela court (on préconise en général une page, le mien faisait 10 lignes)
  • Ne dévoilez pas la fin, concentrez-vous sur les enjeux de l’intrigue.

La lettre d’accompagnement pour envoyer un manuscrit correctement

Ce n’est pas toujours demandé, et cela peut être juste un mail si la maison n’en demande pas.

Toutefois, je vous conseille encore une fois d’en écrire une si vous voulez envoyer un manuscrit correctement. Glissez-la en pièce jointe de votre mail ou dans l’enveloppe qui contient votre manuscrit. Cette lettre est là pour en dire un peu plus sur vous, en tant qu’auteur. Elle est également utile pour que l’éditeur en sache plus sur votre projet. Ce qu’il faut y mettre :

  • Pourquoi avoir écrit ce livre ?
  • Pourquoi choisir de vouloir l’éditer dans cette maison ?
  • Quel est l’intérêt (commercial) de votre ouvrage ?
  • En quoi correspond-il à la ligne éditoriale de la maison ? Peut-il s’inscrire dans une collection en particulier ? Pourquoi ?
  • Quel est le genre de l’ouvrage ?
  • Quelle est la cible ?

Vous avez compris le principe. Il existe un peu deux écoles pour cette fameuse lettre. Certains restent très factuels et dans un style assez “plat”, ne se mouillent pas trop. Pour mon roman jeunesse “A.F.K”, je n’ai pas pris ce parti. J’ai préféré être accrocheuse tout de suite, avec un ton qui parlait directement à la personne qui ouvrirait et lirait la lettre. En voici un petit extrait juste pour vous :

lettre accompagnement afk

À vous donc de choisir ce que vous préférez !

Normalement avec ces conseils en poche, vous êtes rodés et prêts à envoyer votre manuscrit voler de ses propres ailes dans le monde de l’édition. Partez du principe que ce sont des processus extrêmement longs et que pour 50 manuscrits envoyés, vous n’aurez peut-être pas une seule réponse… Mais si vous êtes persuadé que votre histoire peut toucher du monde, qu’elle a un public là quelque part… Alors foncez ! 😁

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